Rien ne vaut le goût de l’aventure pour un ‘’aventuriste’’ tel que le Tunisien Tahar Manaï, 27 ans, originaire de Sousse, qui se prépare à défier tous les obstacles naturels pour réaliser son rêve.
Ce pompier franco-tunisien rêve d’être le premier à planter vers la mi-mai 2016 le drapeau tunisien sur le Toit du monde. Il serait ainsi le 92e étendard national planté au sommet de l’Everest (8848m d’altitude). C’est la mission que s’est fixée Tahar Manai, depuis un an et demi!
A travers son rêve d’atteindre le plus haut sommet du monde, Tahar souhaite montrer à la jeune génération dont il est issu que rien n’est impossible à qui ose rêver, travailler dur pour atteindre son but. Plus que ça, il souhaite inspirer et fédérer la jeunesse tunisienne autour de valeurs telles que le dépassement de soi, le rêve, le travail, l’ambition. « Je veux partager mon aventure avec le plus grand nombre pour montrer qu’il ne faut jamais arrêter de rêver…Le rêve ne connait pas de frontières ! », a-t-il indiqué.
« Depuis l’exploit réalisé par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Népalais Tenzing Norgay, les premiers à avoir atteint le plus haut sommet de la planète en 1953, près de 7 000 aventuriers s’y sont succédé. L’idée de l’Everest a traversé mon esprit en 2010 lors de mon premier mont Blanc…Après 1 an et demi de préparation et 15 ans de travail et d’expérience du monde de l’alpinisme, il est temps d’entrer, aujourd’hui, dans la course… Ça serait pour moi la réalisation d’un rêve de gamin (…) et aussi un cadeau pour tout le peuple tunisien », a-t-il ajouté.
Pendant un an et demi, l’alpiniste se contraint à avoir une hygiène de vie très stricte, à suivre une préparation physique intense et à être impliqué chaque instant en multipliant les expéditions en montagne et en sacrifiant sa vie privée. « Une expédition dans l’Everest nécessite un autre niveau de préparation ! En très haute montagne, chaque sommet a sa problématique et son danger, y compris sanitaire…la préparation ne se limite pas au sport…20 à 25 heures hebdomadaires de travail foncier à base de vélo, course à pied, natation… », a-t-il expliqué.
Il est à rappeler que sa première tentative sur l’Everest a démarré le 30 mars 2015, par un vol au départ Katmandou jusqu’à Lukla (Népal). Si le séisme du 25 avril dernier a obligé Tahar à rebrousser chemin, le jeune alpiniste est d’ores et déjà reparti en préparation physique pour retenter son assaut dès avril 2016… Pour atteindre ce rêve, il faut alors trouver 55 000 €. En empruntant, en lançant une campagne de crowdfunding sur Internet et en trouvant de nouveaux partenaires comme Valandre, entreprise de matériel technique de haute montagne implantée en Tunisie, Tahar peut partir à l’aventure. « Le plus simple aurait été d’arrêter mais ce n’est pas la politique de la maison. Peu importe l’obstacle, même si c’est un séisme ou une avalanche, j’espère repartir sur l’Everest au plus vite. C’est le message que je veux faire passer, avant tout à la jeunesse tunisienne», a-t-il conclu.

Meriem Khdimallah

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