Ministre de l’Intérieur: la situation sécuritaire en Tunisie est « stable », les unités de sécurité sont « parfaitement préparées et en état de vigilance »

Les unités de sécurité sont « parfaitement préparées et en état de vigilance » pour sécuriser la période « sensible » de l’été et pour faire face aux éventuelles menaces terroristes croissantes durant ramadan, affirme le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub

Les unités de sécurité sont « parfaitement préparées et en état de vigilance » pour sécuriser la période « sensible » de l’été et pour faire face aux éventuelles menaces terroristes croissantes durant ramadan, affirme le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub

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Le ministre de l’Intérieur : M. Hédi Majdoub

Le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub a indiqué que la situation sécuritaire en Tunisie est « stable », affirmant que les unités de sécurité sont « parfaitement préparées et en état de vigilance » pour sécuriser la période « sensible » de l’été et pour faire face aux éventuelles menaces terroristes croissantes durant ramadan.

Dans une interview accordée à l’agence TAP, Majdoub a fait part du renforcement des dispositifs de sécurité sur les plages et dans l’environnement des établissements touristiques qui viennent s’ajouter aux équipes de sécurité mobilisées par les unités hôtelières. Le système de sécurité mis en place est évalué quotidiennement. Des réunions sont tenues avec les professionnels du secteur du tourisme pour les aider à déployer leurs propres unités de sécurité, a-t-il insisté.

« Des certificats de conformité aux règles » sont décernés aux unités hôtelières. De même, des opérations de simulation ont été organisées dans plusieurs hôtels parallèlement au renforcement du dispositif de surveillance et de renseignements, a indiqué le ministre de l’Intérieur.

Sur les actes de violence qui ont eu lieu vendredi et samedi dans la délégation de Douz (gouvernorat de Kébili), Majdoub a précisé que la deuxième personne tuée lors des affrontements survenus entre les habitants de la région a été touchée par balles. L’institution sécuritaire n’est pas directement impliquée dans ces affrontements. Elle s’emploie à calmer les tensions et appelle à faire privilégier la raison, a-t-il dit.

Sur la décision d’interdire la tenue du congrès du parti Ettahrir, le ministre a estimé que la décision a été prise suite à une « appréciation de la situation ». Car, a-t-il justifié, « l’organisation de cet évènement est de nature à perturber l’ordre public surtout que l’état d’urgence est en vigueur ». Et d’ajouter que le ministère de l’Intérieur n’a pas été informé de la décision rendue par le Tribunal administratif invalidant la décision d’interdire le congrès. Ceci outre le fait que le gouverneur de Tunis a décidé la fermeture provisoire du palais des congrès (où devait se tenir le congrès du parti Ettahrir).

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a jugé qu’il ya eu « un progrès considérable sur la voie de la consécration de la sécurité républicaine ».

Une réforme globale du système sécuritaire est une démarche coûteuse et de longue haleine nécessitant l’application des nouveaux programmes de formation, des équipements et du matériel à fournir pour la protection des agents sécuritaires, outre l’amendement du code des procédures pénales, a-t-il expliqué.

Concernant les mauvais traitements et actes de torture dans les centres de détention dénoncés par les défenseurs des droits de l’Homme, le ministre a indiqué qu’il s’agit d’ «actes isolés qui sont sanctionnés ». Le ministère travaille en collaboration avec les organisations internationales spécialisées sur ces questions, lesquelles sont autorisées à visiter les centres de détention, a-t-il assuré.

Sur la relation du ministère avec les syndicats des forces de sécurité, Hédi Majdoub a relevé qu’un accord a été convenu portant sur l’amélioration de la situation matérielle et sociale des fonctionnaires de police, incluant une augmentation des primes et salaires et une amélioration des conditions de travail.

Il a toutefois précisé que des mesures administratives ont été prises à l’encontre des policiers ayant refusé la sécurisation des matches ou des festivités. Les auteurs de dépassements commis lors du sit-in des syndicats de la sécurité devant le siège de la présidence du gouvernement sont poursuivis en justice, a-t-il encore précisé.

Interrogé sur la libération de suspects impliqués dans des crimes terroristes après leur interpellation, le ministre a estimé que « la question a été amplifiée ». Parfois, les enquêteurs de police ne disposent pas de preuves suffisantes sauf les aveux des suspects qui devant la justice peuvent nier leurs forfaits et sont donc relâchés en application de la loi, a-t-il argumenté.

Sur un autre plan, Majdoub a indiqué que les informations qui circulent sur le nombre d’individus de retour des foyers de tension (la Syrie et la Libye) est imprécis faute d’informations à leur sujet.

Des mesures de contrôle et des décisions d’assignation à domicile ont été, cependant, prises à l’encontre de nombre d’entre eux, a dit le ministre, ajoutant que plusieurs individus suspectés de vouloir partir vers les foyers de tension ont été interdits de voyager.

TAP

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