Des députés européens plaident pour un plan Marshall pour la Tunisie

Les députés ont exprimé leur inquiétude face à la viabilité de la dette tunisienne et ont appelé à sa conversion en projets d’investissements.

Des députés européens de la commission des affaires étrangères ont appelé, mardi, à la mise en place d’un plan « Marshall » pour appuyer la consolidation démocratique en Tunisie et favoriser son développement économique.

« La situation actuelle de la Tunisie justifie la mise en œuvre d’un véritable « plan Marshall » pour appuyer la consolidation démocratique et favoriser le développement économique, estiment les députés de la commission des affaires étrangères du Parlement européen.

Dans un rapport sur les relations de l’union européenne avec la Tunisie dans le contexte régional actuel adopté, mardi, par 51 voix pour, 2 voix contre 2, et 7 abstentions, les députés saluent l’intensification du dialogue stratégique entre l’Union européenne et la Tunisie dans la lutte antiterroriste ainsi que la mise en place d’une commission parlementaire mixte UE-Tunisie.

Les députés ont également insisté sur la nécessité de soutenir l’assemblée des représentants du peuple (ARP) au vu d’un contexte régional fragile. Ils ont salué la mise en place d’une commission parlementaire mixte en vue d’instaurer un dialogue politique structuré sur la démocratie, l’Etat de droit et tout autre sujet d’intérêt commun à la Tunisie et l’union européenne.

Les députés ont appelé au maintien de l’assistance technique au bénéfice des groupes de la société civile au vu de leur action dans la transition démocratique.

Afin de favoriser la consolidation démocratique, les députés ont salué la proposition de la commission européenne d’apporter une aide macro financière de 500 millions d’euros et préconisé de mettre rapidement en œuvre le plan stratégique de développement 2016-2020 en adoptant les cadres réglementaires destinés à faciliter l’absorption de l’aide provenant de l’union et des institutions financières internationales.

Les députés ont également exprimé face inquiétude quant à la viabilité de la dette tunisienne et ont appelé à sa conversion en projets d’investissements.

TAP

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