L’avenir des coopératives agricoles passe par la digitalisation et l’international


Les coopératives agricoles, à l’ère de la 4e révolution industrielle

De nombreux défis et enjeux s’imposent aux coopératives agricoles. Une population mondiale de 9,5 milliards d’individus en 2050, l’apparition de nouvelles puissances économiques, le rythme accéléré de l’urbanisation, les changements climatiques et les percées technologiques ne sont que quelques facteurs qui influenceront l’avenir de ces regroupements d’entreprises. Comment pourront-elles conserver leur visée locale tout en étant concurrentielles à l’international? Selon nos spécialistes, qui se prononceront sur la question lors du Sommet international des coopératives 2016, la digitalisation et la conquête des marchés internationaux feront certainement partie de l’équation.

  • 100 % des coopératives interrogées identifient le digital comme un enjeu clé
  • 50 % des coopératives l’identifient comme une révolution
  • 50 % des coopératives veulent proposer à leurs consommateurs des informations précises sur les produits

Selon l’étude État des lieux : les coopératives agricoles et le numérique de PwC, menée auprès de 11 coopératives agricoles en France et au Canada, ces dernières identifient d’abord le digital comme un enjeu menant à la croissance de leurs activités, mais assurant également leur survie. « L’industrie agroalimentaire, plus équipée que la moyenne des industries, est historiquement précurseur dans les nouvelles technologies, ayant ainsi accès à une grande banque de données », – rappelle Ramy Sedra, associé et leader canadien, analytique des données chez PwC Canada. « Le défi réside dans l’utilisation de ces données. Comment tirer profit de ces informations pour augmenter la capacité de production des fermes, pour obtenir de meilleures récoltes, détecter les maladies ou réduire l’utilisation de pesticides ou d’engrais, par exemple? Les coopératives sont à l’ère de la 4e révolution industrielle et c’est maintenant qu’elles devront revoir leur modèle d’affaires afin de permettre à leurs membres de profiter pleinement de ce virage technologique », ajoute Ramy Sedra.

Les technologies digitales ont un impact sur l’ensemble de la chaîne des valeurs des coopératives, de l’amont jusqu’à la distribution, et favorisent le développement de nouveaux usages : l’agriculture de précision, l’exploitation des données, la dématérialisation des échanges et la traçabilité avancée.

Partenariats

  • 82 % des partenariats se font avec un acteur qui n’appartient pas au monde coopératif
  • 55 % des partenariats ont pour but la conquête de nouveaux marchés

L’établissement de partenariats d’affaires avec d’autres coopératives locales et internationales ou encore avec d’autres entreprises est également une avenue intéressante pour celles-ci, selon l’étude Les partenariats internationaux, vecteurs de croissance pour les coopératives agroalimentaires de PwC. Selon L’évolution des technologies en agriculture, l’émergence des masses critiques par la consolidation des entreprises, le commerce international de produits à valeur ajoutée, le transport et les infrastructures à la fine pointe des technologies et les nouvelles tendances de consommation sont quelques-uns des catalyseurs de partenariats d’affaires.

« Au Québec, les coopératives font partie de l’ADN de notre économie. La taille des entreprises publiques et privées et la consolidation des marchés présentent des exigences de croissance rapide et de compétitivité aux coopératives. Dans certains cas, les partenariats sont une avenue favorable à l’expansion de leurs activités pour mieux concurrencer les grandes entreprises », affirme Michael Kamel, associé, Strategy& PwC stratégies d’affaires et d’entreprise. « Il est primordial pour les coopératives de ne pas perdre de vue l’objectif premier, qui est de servir leurs membres tout en répondant aux besoins de leurs marchés respectifs en constante évolution. C’est en innovant sur le plan des modèles d’affaires qu’elles pourront s’adapter aux nouvelles réalités, tout en capitalisant sur leurs forces distinctives inhérentes », conclut Michael Kamel.

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