WWF : “La COP22 doit réaffirmer les engagements et concrétiser les changements”

Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), qui contribue à la prévention de l’environnement, participe activement à la 22eme Conférence des Parties (COP22) qui a démarré le 7 novembre à Marrakech au Maroc. Cette conférence, qui se poursuivra jusqu’au 18 novembre 2016, “devrait servir à réaffirmer les engagements de l’Accord de Paris, qui constitue la feuille de route mondiale en matière de lutte contre le changement climatique”, indique un communiqué de presse du WWF. Une délégation du Bureau du WWF à Tunis, qui couvre toute la région de l’Afrique du Nord est actuellement à Marrakech pour participer à ce conclave international sur les changements climatiques.

Le WWF a appelé les négociateurs présents à Marrakech à se concentrer sur trois axes majeurs. Le premier axe est celui lié à la définition des règles claires pour mettre en œuvre l’Accord de Paris, lequel prévoit un plan d’action, mais reste encore à définir les règles de gouvernance. Selon le WWF, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de fonctionnement basé sur la transparence totale, tel que défini dans l’Accord de Paris.

Le deuxième axe concisite en la clarification du rôle de la collaboration entre acteurs étatiques et non-étatiques. ” Les acteurs étatiques doivent accélérer leur processus par la mise en place d’actions solides et immédiates avant 2020.
Plusieurs acteurs non étatiques (entreprises, société civile…etc) font preuve de plus de dynamisme et multiplient les initiatives et les actions dans le domaine “.

Quant au troisième volet que le WWF considère très intéressant, le rappel de l’importance du rendez-vous de 2018 et la nécessité de revoir à la hausse les engagements des pays avant cette date. Il s’agit du “dialogue de facilitation entre les pays Parties ” prévu en 2018, qui constituera l’opportunité, au niveau international, de faire le point sur les progrès réalisés pour parvenir aux objectifs de l’Accord de Paris et pour revoir les engagements climatiques des pays sur la base des multiples potentiels encore inexploités.

Le Fonds Mondial pour la Nature estime que la COP22 devra permettre de relever un double défi : trouver les moyens nécessaires et définir le fonctionnement international pour honorer les engagements pris à Paris lors de la COP21
” La COP22 doit clarifier les règles d’engagement de l’Accord de Paris, mettre l’ensemble des acteurs, Etats, entreprises, villes, et tous les acteurs concernés, face à leurs responsabilités pour que leurs engagements soient de plus en plus ambitieux. Nous devrons quitter cette nouvelle session de négociations après avoir défini un cadre plus solide tout en sachant que nous sommes déjà en mesure de créer le monde que nous voulons. “, souligne Manuel Pulgar-Vidal, directeur du programme international Climat et Energie au WWF.

Pour sa part, Fred Kwame, directeur régional du bureau Afrique du WWF a déclaré que “l’Afrique est l’une des régions qui subit le plus les impacts du changement climatique. C’est pourquoi, la mise en place de soutiens, financiers et technologiques notamment, est vitale pour permettre aux pays africains de mettre en œuvre leurs plans d’action en matière de climat. La COP22 doit veiller à ce que ces enjeux soient bien pris en compte et accompagnés de mécanismes de financements”.

Pour mémoire, le WWF, s’est installé en Tunisie depuis 1994, et depuis 2013, le Bureau de Tunis s’est élargi pour couvrir toute la région de l’Afrique du Nord. Les champs d’intervention de WWF Afrique du Nord, couvrent essentiellement les domaines de conservation des écosystèmes : les aires marines et côtières protégées, les zones humides et les forêts, la pêche durable, le renforcement des capacités des associations environnementales, l’éducation à l’environnement, l’écotourisme et la création d’opportunités d’emplois dans le domaine du développement durable.

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